L’écho de la Carrière

Retour sur le débat du 16 juin, une émission animée par nos apprentis reporters !

Samedi 16 juin 2018, l’équipe de l’Écho de la Carrière a organisé un grand débat. Cette émission, enregistrée à la radio, a été animée par des journalistes professionnels et une équipe de journalistes amateurs composée d’étudiants.

À ce débat ont été conviés deux élus de la Ville de Nantes et des citoyens nantais qui, à titre salarié ou bénévole contribuent à produire de la conversation à Nantes. Ils nous ont partagé leurs expériences et leur quotidien, chacun autour de leur thème respectif.

Nous vous proposons, aujourd’hui, de revivre cette émission, comme si vous y étiez !

J-30 avant l’événement 
Encadrés par David Rival, dirigeant de la webradio Impulseur et formateur en développement personnel et en communication professionnelle, neuf étudiants se sont penchés sur les thèmes suivants :
– Youtubeurs et réseaux sociaux
– Journaux de quartiers
– Médias associatifs
– Webradios

Ils ont bénéficié d’une formation sur la prise de parole en public et se sont familiarisés avec les studios de radio.

J-15
Ils sont ensuite allés à la rencontre de nantais contribuant à produire de la conversation dans la Ville de Nantes. Ils ont réalisé des reportages.

J-3 
Les étudiants ont contacté différents citoyens nantais. Pour certains, la pression commence à monter. Tous se préparent pour le débat.

J-1 
Le stress est à son comble !

Jour J 
David Rival et sa collègue Mathilde Chevré lancent l’émission. Chacun leur tour, les étudiants présentent leur sujet. Puis, les reportages réalisés en amont sont diffusés. Les apprentis reporters interviewent leurs invités. Sont présentées les différentes tâches réalisées par les invités dans leur quotidien : rédaction d’articles, préparation et réalisation d’émissions radio, publications sur les réseaux sociaux…
Puis l’heure du débat arrive : « Information, conversation, contribution : quelle place pour le citoyen ? »

Diverses problématiques sont soulevées :
– Doit-on accorder plus de crédibilité à un journal officiel validé par les élus ou à un journal autoproclamé, de quartier, indépendant ?
Dominik Abbas, rédacteur en chef de Nantenne Jeunes souligne le fait que la plupart des auteurs des articles ou des émissions des médias associatifs n’ont pas de formation de journaliste donc ont parfois un autre regard sur les questions politiques ou de société. De plus, ils peuvent donner leur avis et écrire les articles qu’ils souhaitent : ceux-ci ne seront pas modifiés.
Cependant, dans le cas des journaux officiels, la relecture faite par les élus permettrait peut-être au contraire de disposer d’informations fiables car contrôlées à deux niveaux ?

– Comment devenir un influenceur local reconnu, en terme d’audience mais également en terme de contenu au moment où les filtres de recherche Facebook et Google se font de plus en plus présents ?
Pour répondre à cette question, le principe des algorithmes a été évoqué. Ceux-ci permettent à l’utilisateur de voir les contenus qui pourraient l’intéresser.
Problème pour l’internaute ? Il devient très vite cloisonné et ultra spécialisé dans un seul domaine.
Problème pour le bloggueur ? Il peut avoir parfois du mal à rencontrer une audience à la hauteur de la richesse et de la pertinence de son contenu.

Une solution ? Tout simplement, la suppression des algorithmes. Or, comme l’a souligné Denis Vannier (journaliste et chef de projet pour Ouest Media Lab), comment garder l’attention de l’auditeur si le sujet ne l’intéresse pas vraiment ? Il ajoute « comment laisser de la liberté aux gens sur une thématique qui leur plaît, tout en les conduisant à s’intéresser aux faits ? »

Ce débat a beaucoup plu aux apprentis reporters. Nous avons interrogé quatre étudiantes pour connaître leur ressenti :

Alaïs : « C’était la première fois que j’enregistrais une émission radio et j’ai apprécié. C’est un exercice qui demande beaucoup de travail, en ce qui concerne l’intonation de la voix par exemple… Il faut beaucoup le travailler en amont pour que ce soit théâtral. Je serai motivée pour recommencer ! »

Telma : « Ce projet était intéressant, il m’a permis de rencontrer des personnes investies dans la vie de leur quartier. J’ai pu prendre connaissance des nombreuses initiatives individuelles et collectives à Nantes. Le fait d’être filmée et de m’exprimer devant du monde m’a aidée à sortir de ma zone de confort. C’était une expérience enrichissante.»

Emma : « Être filmée n’est pas un exercice aussi facile qu’il en a l’air. D’habitude, je suis plutôt à l’aise à l’oral mais cette fois la caméra m’a intimidée. J’ai tout de même beaucoup apprécié. Concernant le débat, il a révélé une vocation pour les studios de radio ! J’aimerai beaucoup continuer dans cette voie. Les sujets évoqués pendant le débat étaient très intéressants et m’ont ouverte à de nombreuses problématiques. »

Gwenn : « J’ai trouvé que c’était une expérience très enrichissante malgré le fait que nous étions confrontés à quelque chose de nouveau. »

En bref, à refaire !

– Pour les réseaux sociaux et Youtube :
Elle est tweetos : Juju la Nantaise
Il est adjoint innovation et numérique : Francky Trichet
A l’appui, un reportage tourné par Emma Latreille avec Pauline Debray, créatrice et gérante de la page Facebook Kiss Kiss Nantes.
Martin Vilcot, un étudiant qui a également travaillé sur le sujet.

– Pour les webradios :
Ils sont rédacteurs en chef : Dominik Abbas pour Nantenne Jeunes et Simon Marty pour EuradioNantes.
Ce sujet est illustré par le reportage réalisé par Alaïs Petit et Clara Eid avec Thomas, fondateur de la radio Alizé.

– Pour les journaux de quartier :
Ils sont rédacteurs bénévoles de journaux de quartier : Odette le Pimpec pour Zest et Michael Pousse pour Mosaïque.
Il est également président d’association : Stéphane Anizon pour Le Dernier Spectateur
A l’appui, le reportage de Telma Boisrobert avec Hubert Raulo, bénévole et rédacteur en chef pour l’Écrit de Bellevue.
Clotilde Séjourné et Julia Laurensan, deux étudiantes qui ont également travaillé sur le sujet.

– Pour les médias associatifs :
Franck Renaud, directeur du magazine Place Publique et Catherine Charlot représentante de l’Etoilerie.
Illustré par le reportage de Gwenn Ratinet avec Bigre.
Laurine Pichon, étudiante également membre du projet.

 

Étaient également invités :
Myriam Nael, élue à Nantes Métropole en charge de la politique de la ville.
Denis Vannier, journaliste et chef de projet pour Ouest Média lab
Patrick Thibault, rédacteur en chef du magazine culturel Kostar
Frap, dessinateur au sein de Presse Océan.